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MONTRES / ARTISANS INDÉPENDANTS / PIERRECHAMP

Un grand groupe horloger voulait racheter son stock de montres 38€ pièce pour les revendre 790€. L'horloger a préféré tout céder à 67€ directement aux particuliers.

Par Marc Delacroix, correspondant indépendant

Thomas Pierrechamp a passé 41 ans penché sur des mécanismes que la plupart des gens ne verront jamais à l'oeil nu. Son atelier, au coeur de La Chaux-de-Fonds, sent le métal et l'huile de lubrification. Sur ses établis : des dizaines de montres qu'il a assemblées à la main, pièce par pièce, depuis des années.

 

Il y a trois mois, un représentant commercial d'un grand conglomérat horloger suisse s'est présenté à sa porte. La proposition : racheter l'intégralité de son stock pour 38€ par montre. Le groupe voulait apposer son propre nom dessus et les écouler à 790€ en boutique.

Thomas a poliment refusé. Puis il a pris une décision qui l'a surpris lui-même.

L'horlogerie dans le sang : 41 ans à compter les secondes

Thomas Pierrechamp n'a pas choisi l'horlogerie. C'est l'horlogerie qui l'a choisi, comme il le dit lui-même avec un sourire tranquille.

 

Son père tenait un comptoir de réparation à Neuchâtel. Dès l'âge de douze ans, Thomas passait ses mercredis après-midi à côté de lui, à observer comment un ressort de barillet pouvait dicter le rythme de toute une journée. "Mon père me disait toujours : une montre ne ment jamais. C'est l'homme qui ment, jamais la mécanique."

 

A dix-huit ans, il intègre l'école technique d'horlogerie. A vingt-six ans, il ouvre son propre atelier à La Chaux-de-Fonds, dans la même rue où Breguet venait autrefois chercher de l'inspiration. Pendant quatre décennies, il a refusé les offres des grands groupes qui voulaient l'absorber.

 

"J'aurais pu vendre mon atelier vingt fois. Chaque fois, j'ai dit non. Parce que dès que tu entres dans une multinationale, tu n'assembles plus des montres. Tu assembles des marges."

Jeannette dit "c'est le moment" : quand la retraite change tout

Thomas avait prévu de travailler jusqu'à soixante-dix ans. C'est sa femme Jeannette qui a changé la donne.

 

"Elle m'a dit un matin, en posant son café sur l'établi : Thomas, tu as donné quarante ans à des ressorts et à des engrenages. Il est temps qu'on aille voir nos petits-enfants le week-end sans que tu regardes ta montre toutes les cinq minutes."

 

Il a ri. Puis il a réalisé qu'elle avait raison.

 

Le problème, c'est qu'à la veille de sa retraite, Thomas disposait encore d'un stock considérable : 312 montres entièrement assemblées à la main, prêtes à partir au poignet de quelqu'un. Des années de travail concentrées dans des boîtiers de 40 millimètres.
 

"Je ne pouvais pas les laisser partir chez un industriel qui allait mettre son nom dessus et les vendre dix fois leur valeur. Ces montres ont une âme. Elles méritent des poignets qui les apprécient."

187 composants, des milliers de gestes, des décennies de perfectionnement

Ce que Thomas Pierrechamp a mis au point au fil des années, c'est ce qu'il appelle son "protocole de l'inutile" : l'ensemble des étapes de fabrication qu'aucun industriel ne peut se permettre de conserver parce qu'elles coûtent trop cher en temps.

 

La Pierrechamp comporte 187 composants distincts. Chaque pièce est vérifiée à la main avant assemblage. Le mouvement quartz de précision est testé pendant 72 heures consécutives avant d'entrer dans le boîtier. Le verre saphir, résistant aux rayures, est posé à la main avec un joint torique changé systématiquement. La lunette rotative est calibrée pour un clic franc, sans jeu, ni dans un sens ni dans l'autre.

 

"Dans une usine, une montre passe sur la chaîne en quatre minutes. La mienne, j'en assemble deux par jour, grand maximum. Si je vais plus vite, je rate quelque chose. Et je préfère ralentir plutôt que livrer quelque chose qui n'est pas parfait."

 

Le résultat est une montre étanche à 30 mètres, avec bracelet en acier 316L traité contre la corrosion, cadran résistant aux UV, et une précision de plus ou moins 15 secondes par mois.

 

Le prix que voulait lui proposer le groupe industriel : 38€ de rachat pour une revente à 790€.

"Votre poignet mérite mieux que ce qu'on vous a vendu"

Thomas Pierrechamp n'est pas homme à faire de grands discours. Mais quand on lui parle de ce que les grandes marques vendent pour plusieurs centaines d'euros, quelque chose change dans son regard.

 

"Les gens achètent un nom. Ils achètent une publicité. Ils achètent un bâtiment en verre sur les Champs-Elysées. Ce n'est pas ce qu'ils croient acheter, mais c'est ce qu'ils paient."

 

"Moi, j'ai travaillé quarante ans à fabriquer des mécanismes. Pas des logos. Pas des campagnes marketing. Des mécanismes qui tiennent la route, qui ne craignent pas la pluie, qui ne s'arrêtent pas parce que vous avez oublié de les regarder pendant une semaine."

 

"Ce que je veux, avant de fermer l'atelier, c'est que ces montres aillent sur des poignets qui comprennent ce qu'ils ont entre les mains. Pas dans une vitrine où elles feront joli jusqu'à ce qu'un directeur commercial décide de changer la collection."

312 montres : vendre directement, sans intermédiaire, au prix de l'atelier

Thomas a fait ses calculs. Son coût de fabrication réel, matériaux et temps de travail inclus, représente environ 55€ par montre. Le représentant du groupe lui en proposait 38€. Ce que le groupe aurait revendu au client final : entre 690€ et 790€.

 

Il a choisi une troisième voie.

 

"Je vends directement. Pas de boutique, pas d'intermédiaire, pas de commission. Vous commandez, je prépare le colis moi-même, et la montre part dans les 48 heures avec son certificat d'assemblage signé de ma main."

 

Le prix fixé par Thomas pour cette liquidation de retraite : 67€ pour une montre assemblée à la main par un horloger ayant 41 ans d'expérience, livrée avec son boîtier de présentation, sa notice de réglage et sa garantie de 24 mois.

 

"Je ne cherche pas à m'enrichir sur cette vente. Je cherche à ce que ces montres trouvent des propriétaires avant que je ferme définitivement l'atelier au printemps prochain."

Il lui reste 312 pièces. Il n'en fabriquera pas d'autres.

Réserver votre Pierrechamp avant qu'il n'en reste plus

Des propriétaires depuis des années témoignent

"Ça fait 18 mois que je la porte tous les jours, sans exception. Week-end en montagne, sortie sous l'averse, jardinage, elle ne m'a jamais faussé compagnie. Pas une minute de décalage depuis le premier jour."

Michel R., 67 ans, Grenoble

"Je l'ai achetée il y a deux ans lors d'un premier lot. Elle n'a pas pris une seconde de retard. Je l'emmène partout, sous la pluie, en randonnée. Elle est impeccable." Stéphane T., 67 ans, Paris

"J'étais sceptique au départ. Une montre à ce prix avec ce niveau de finition... J'ai pensé que c'était trop beau. Six mois plus tard, j'admets que j'avais tort. Elle est solide, précise, et on me la demande régulièrement." Alain B., 61 ans, Strasbourg

Ce qui rend cette montre différente de tout ce que vous portez

La Pierrechamp n'est pas conçue pour ressembler à une montre de luxe. Elle est conçue pour en avoir la solidité.

 

Le verre saphir synthétique : le même matériau utilisé dans les montres à 1 000€ et au-delà. Résistance aux rayures de niveau 9 sur l'échelle de Mohs. Ce n'est pas du minéral, pas du plexiglas, c'est du saphir.

 

Le boîtier acier 316L : l'acier dit "chirurgical", utilisé dans les implants médicaux pour sa résistance à la corrosion. Il ne ternit pas, ne rouille pas, ne réagit pas à la transpiration.

 

Le mouvement quartz de précision : testé 72 heures en atelier avant montage. Précision de plus ou moins 15 secondes par mois, soit moins d'une demi-seconde par jour.

 

La lunette rotative crantée : 120 crans, calibrés à la main, sans jeu. Elle tourne dans un seul sens pour éviter les déréglages accidentels.

 

L'étanchéité 30 mètres : testée par immersion en atelier sur chaque pièce individuellement, pas par lot.

 

Le certificat d'assemblage : chaque montre part avec un document signé de la main de Thomas Pierrechamp, portant le numéro de série et la date d'assemblage.

Comment obtenir votre Pierrechamp avant qu'il ne soit trop tard

Thomas Pierrechamp ferme son atelier au printemps prochain. Il ne fabriquera plus de montres. Il ne reconstituera pas le stock. Les 312 pièces disponibles sont les dernières qui sortiront de son établi.

 

Le représentant du groupe horloger a rappelé deux fois depuis le premier refus. Thomas n'a pas répondu.

 

Si vous souhaitez obtenir une Pierrechamp, voici comment cela fonctionne. Vous commandez directement sur la page dédiée. Thomas prépare votre colis dans les 48 heures. Vous recevez la montre avec son boîtier de présentation, sa notice, son certificat signé et sa garantie de 24 mois pièces et main-d'oeuvre.

 

Si la montre ne vous convient pas à la réception, vous disposez de 30 jours pour la retourner et être remboursé intégralement. Aucune question posée.

 

A 67€, le prix couvre le coût de fabrication et l'envoi. C'est tout. Il n'y a pas de marge de détaillant. Pas de commission. Pas de budget publicitaire amorti sur votre achat.

 

Il n'y a que 312 montres. Quand elles sont parties, l'atelier ferme, et Thomas rejoint Jeannette pour ce voyage qu'ils repoussent depuis dix ans.

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Montre Pierrechamp

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